Questions restées à ce jour sans réponse

mars 25, 2007 dans Dossier, Pouvoirs publics

Pourquoi le maire du 13ème, après avoir déclaré en février 2005 sur France 3 qu’il s'opposerait par tous les moyens juridiques et politiques à la transformation en magasins de la salle, a-t-il voté en 2006 la condamnation définitive du Grand Écran en accordant son autorisation aux enseignes commerciales lors de la CDEC* (où il disposait d’une voix) et en donnant son avis favorable à la démolition de la salle ?

Comment expliquer qu’après un tel engagement public, il n’ait jamais relayé la pétition lancée par les riverains pour la préservation du premier pôle économique et culturel du quartier alors que, prétendant vouloir mettre fin à une dérive mercantile, il a bien su lancer une pétition pour la défense du nom de la station Olympiades ?

Pourquoi, abandonnant toute défense du complexe audiovisuel, est-il allé jusqu’à expliquer dans une circulaire que l’activité du Grand Écran était incompatible avec celle du MK2 Bibliothèque, situé à l’autre bout de l’arrondissement, et que la ville disposait de suffisamment de salles ? (Ce que contredit le projet de construction dans le 19ème - à La Villette - d’un troisième multiplexe à proximité des deux multiplexes déjà implantés quai de Loire et quai de Seine)

Pourquoi ce feu vert de la Mairie de Paris visant à rayer de la carte un vecteur de culture et d’éducation de l’envergure du Grand Écran, contrairement aux objectifs fixés par la Ville de promouvoir le cinéma comme vecteur de cohésion et d'émulation ? Et pourquoi ces fins de non-recevoir opposées à toute proposition de reprise ?

Pourquoi le maire de Paris n’a-t-il tenu aucun compte de l’opposition des parisiens et des franciliens à ce projet insensé, exprimée aussi bien à travers le référendum de l’hebdomadaire Zurban en juin 2005 que les milliers de signatures recueillies par la pétition pour la sauvegarde du Grand Écran ? Pourquoi, resté sourd aux demandes expresses des associations et des élus de mettre en demeure la société EuroPalaces de respecter la convention en vigueur, a-t-il signé l’arrêt de mort de la salle, sans mettre à l’étude une nécessaire alternative à l'exploitation cinématographique ?

Comment expliquer que rien n’ait été tenté pour sauvegarder le premier pôle économique et culturel de l’arrondissement, et éviter la désertification culturelle d’un quartier déjà peu favorisé en équipements de qualité (Positif) ? Ceci malgré les demandes réitérées en faveur d’une protection de la salle, notamment dans le cadre du PLU* et de la CDEC* (où la Ville de Paris dispose de trois voix sur six) ?

Pourquoi, depuis sa fusion au sein du consortium EuroPalaces fin 2001, la société Gaumont a-t-elle progressivement abandonné la plupart des dispositions du cahier des charges propres à rentabiliser le Grand Écran, qui d'après les salariés d'EuroPalaces n'a bénéficié d’aucune attention qu’une salle mérite lorsqu’elle est en difficulté ?

Pourquoi les derniers records d'affluence du complexe, longtemps classé dans le peloton de tête des salles Paris-Périphérie, sont-ils passés sous silence, et pourquoi depuis 2005 les chiffres du Grand Écran ne sont-ils plus disponibles au CNC, organisme pourtant public ?

Comment admettre cette vente réalisée sans aucune concertation et en l’absence de tout plan de sauvetage, qui prive les parisiens et les franciliens des avantages consentis à l’époque par l’ancienne municipalité pour l’implantation de Gaumont, en contrepartie d'obligations non respectées ? Et pourquoi toutes les propositions de reprises des exploitants (de cinéma ou de spectacle vivant) sont-elles systématiquement découragées ?

Pourquoi en septembre 2005 le Ministère de la Culture a-t-il déclaré "obsolète" une salle présentée dès sa construction comme "LA" salle du XXIème siècle (et considérée comme la plus high-tech de la capitale), au bout de 13 ans et demi seulement de bons et loyaux services (voir Historique) ?

Peut-on accepter l’immobilisme de l’Etat et des collectivités territoriales (Positif) face à la préservation de cet équipement culturel d’exception, qui accueillait chaque année des centaines de milliers de spectateurs ?

Pourquoi les pouvoirs publics relaient-ils les mêmes informations (désinformation ?) erronées qu’EuroPalaces pour justifier la condamnation du Grand Écran, sans jamais faire mention de ses remarquables potentialités, encore inexploitées ?

Pourquoi, ignorant leurs missions de service public, se retranchent-ils derrière de pseudo-prétextes de non-rentabilité pour rayer de la carte une salle présentée comme "grand chantier de l’Etat" et réalisation de la municipalité, et déclarée « d'intérêt général » par le Conseil de Paris ?

* PLU : Plan Local d’Urbanisme
* CDEC : Commission Départementale d’Equipement Commercial


 Voir aussi :

→ "La vérité sur les arguments invoqués pour justifier la destruction du Grand Ecran Italie"

→ "Obligations liées à l'acquisition et à l'exploitation du complexe audiovisuel"

→ "Nos élus et le Grand Écran"

"Les personnalités politiques veulent-elles vraiment agir ? L'exemple de la fermeture du Grand Ecran de la place d'Italie" , par le Treizième Citoyen

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